lundi 29 février 2016

La Brigade Liebardt à la bataille de Mohilev 1812 (L3C)

Voici en quelques chiffres, le WE de reconstitution de la bataille de Mohilev 1812 qui a eu lieu chez F&S les 20 & 21 février 2016 & (partie 2) :
 13 joueurs, un arbitre, 11 tables, une règle 1er Empire tactique : Les 3 couleurs (L3C).
Et au milieu de tout ce monde votre humble serviteur dans la peau du Colonel russe Liebardt.


Vue générale de la table principale, à gauche les généraux russes, à droite les vils français

Mais plutôt que de suivre la bataille dans sa globalité nous allons plutôt suivre les événements comme les a vécu et rapporté dans ses Mémoires le Colonel Liebardt, jeune officier russe en charge de l'extrémité de l'aile droite.


Extrait des notes à l'usage des Mémoires militaires du Général Liebardt Brigadier de la 12ème Division du Corps d'Armée du Général Rayevski concernant les événements survenus lors la bataille de Mohilev en 1812.


L'affaire commença pour nous par un matin chaud et poussiéreux de juillet 1812 lorsque le Prince de Bagration donna l'ordre au Général Rayevski, commandant du 7ème Corps d'Armée, de reprendre le contrôle du village de Fatova aux mains des français. Le dit village de Fatova se trouvait judicieusement situé au débouché de la route traversant la grande forêt menant à Mohilev et seul chemin praticable par notre artillerie et nos bagages.

 Moi même commandant la première Brigade de la 12ème division Paskiewitch, je fus finalement affecté directement sous les ordres de notre chef de Corps Rayevski à la couverture du flanc droit de notre réserve d'artillerie composée de 72 bouches à feu, dont un grand nombre de pièces de 12£ qui faisaient en ce temps la renommée de notre armée.
 

 La seconde tâche qui m'incombait consistait à reconnaître la forêt sur notre flanc droit et d'en chasser, si possible, tout français embusqué afin de ne pas voir l'armée contournée et prise en tenaille ceci au risque de laisser notre grande batterie et nos bagages en fâcheuse posture.

Pour ce faire, le Général Rayevski m'adjoignit, en complément de ma Brigade (régiments de mousquetaires Ladoga & Poltova chacun à 2 bataillons), un bataillon du 6ème Jaëger et 2 escadrons de ces terribles Cosaques du Don.
Mais comme nous allons le constater par la suite, le régiment de Poltova, s'égarant dans la forêt lors de sa marche vers le champ de bataille, se déporta sur le flanc gauche de la grande batterie et passa de facto sous le contrôle des généraux Kolubakin et Rayevski me privant ainsi de 2 solides bataillons sur le flanc droit exposé.

La première heure se déroula sans contre temps majeur, les français débusqués reculant face à nos manœuvres de débordement menés à l'extrémité du dispositif par nos fier cosaques et finir même par nous céder la rive droite du ruisseau ainsi que toute la ligne de crête surplombant Fatova au Sud.


Pendant ce temps nous parvenait, depuis la grande forêt au centre du dispositif du Prince Bagration, les bruits des nombreux échanges de coups de feu. Pour certains, la bataille venait déjà de s'engager et la journée risquait d'être longue.


La grande batterie de droite, promptement déployée et protégée sur son flanc par notre brigade, fut la première à entrer en action. Ses canons crachaient un déluge de plomb sur les troupes françaises retranchées dans Fatova et permettait ainsi à la grande batterie de gauche, embourbée dans ses lentes manœuvres, de se déployer sans risque de contre attaque ennemie malgré le feu d'interdiction d'une batterie française postée dans l'axe de la route principale à Fatova.
 

Alors que la grande batterie de gauche, sous la couverture des bataillons de la Division Kolubakin devra attendre encore une heure avant de pouvoir ajouter sa puissance de feu à celle de notre aile.


De notre coté, la première étape de notre mission de protection et de « flancage » était donc déjà atteinte à 10h30.
Les français reculaient en nous laissant maître de la rivière et par conséquent de son passage !


Pourtant, à la pointe centrale de l'attaque de notre Corps d'armée la résistance français continuait à harceler nos vaillants soldats qui réparaient le pont de Fatova rendant leur tâche difficile. A cela s'ajoutait l'impatience et l'inquiétude croissante de notre réserve d'infanterie impuissante car bloquée dans le vallon en face de Fatova.
 

 Embrassant d'un coup d’œil la situation et anticipant les ordres à venir de mon Chef de Corps Rayevski, j'en profitais pour faire descendre du promontoire mon valeureux 1er bataillon de Mousquetaires de Ladoga afin qu'il puisse se déployer sur la rive française. Ainsi fait, je pouvais facilement couvrir la périlleuse traversée du vif cours d'eau par nos hussards.
En effet, un premier assaut de Jaëger depuis le bois du vallon sur le moulin de Fatova se solda par un repli en bon ordre mais exposait nos hussards trop avancés, acculés et en mauvaise posture, à une contre attaque française.
En libérait l'espace pour que la cavalerie puisse manœuvrer je fis immédiatement occuper avec le second bataillon de Ladoga la position de « flancage » de la Grande Batterie rassurant par cette avance nos artilleurs. 
  
  
Pendant ce temps, le 1er bataillon du 6ème Jaëger, affecté à ma brigade, traversait lui aussi la rivière à la suite de nos cosaques toujours en pointe.


 La redoutable puissance de feu de nos 2 grandes batteries combinées en tirs croisés et judicieusement dirigées par le Général Rayevski obligea même le Général Compans à s'éloigner de la ligne de front pour s'abriter dans les dernières maisons de Fatova perdant ainsi, par sa couardise toute française, le contact visuel avec l'évolution de la situation.
 

Voyant cette fuite de l'état-major ennemi depuis mon promontoire excentré, alors que mon chef de corps, de par la fumée des batteries et sa position trop centrale ne pouvait pas connaître cet événement, je décidais de pousser notre avantage en lançant mon valeureux 1er mousquetaire de Ladoga pour enlever le moulin encore tenu par des voltigeurs français. Ce faisant, l'ennemi ne pourrait plus contester la réparation du pont qui bloquait la traversée de la digue par nos troupes.

La manœuvre était risquée car il fallait l’exécuter promptement et ne pas échouer, mais rien n'arrête un bataillon de Mousquetaires russes lorsqu'il est animé par la plus grande des ferveurs et le 1er Ladoga chassa sans pertes les derniers français hors du moulin et des maisons mitoyennes. Il fut à notre grande satisfaction le premier à investir Fatova sous les yeux des autres régiments et artilleurs en liesse !


Pour autant je n'en oubliais pas ma mission première de couverture de la grande batterie et le contrôle du bois Sud.
Mes cosaques et Jaëgers ayant sécurisé la rive gauche de la rivière je fit déployer le second bataillon du régiment des mousquetaires de Ladoga en lisière de forêt sur la rive française toute en surveillant la poursuite.
Ce faisant, il ne me restait plus aucun bataillon directement ancré à la droite de la grande batterie. C'est à ce moment là que revint mon aide de camps en m'annonçant que mon second régiment, celui des mousquetaires de Poltova, avait emboîté le pas aux troupes qui combattaient dans la grande forêt sur le flanc gauche de la grande batterie !
Malgré le contrôle du flanc droit de l'armée, nous n'avions donc plus de réserve pour protéger directement nos puissantes pièces de 12£ dans le cas d'une contre attaque désespérée des français à travers les bois !

Submergé mais pas battu, l'intrépide général français Compans lança, dans une dernière attaque désespérée, sur mes troupes dans les bois son régiment à l'extrémité de son flanc.


 Gardant notre sang froid, Je laissais le glorieux 1er bataillon de Legoda reprendre la marche avec le reste du Corps de Rayevski, ces braves par leur action décisive de la prise du moulin de Fatova l'avaient bien mérité.
 

 Malgré tout, conscient de la supériorité des français dans les combats forestiers ou en terrain accidenté et me tenant à mes ordres du matin, je fis donc faire demi tour à mon second bataillon de mousquetaires et au 6ème Jaëger afin de sécuriser définitivement le front de notre armée derrière la rivière et en haut de la colline à droite des batteries d'artillerie. Bien m'en pris car le Général Rayevski n'hésita pas à m'envoyer un aide de camp pour me rappeler à mon devoir et ma mission première. Mais conscient de la faiblesse relative de notre flanc il détacha tout de même à mon service 2 escadrons de hussards empêchant toute tentative de fuite de l'ennemi.

Nous étions donc suffisamment nombreux pour fixer et attirer ces 2 bataillons français enfermés dans les bois et toujours encadrés par nos cosaques les empêchant de rejoindre le gros de la bataille au centre du dispositif. La reddition imminente et sans conditions de ce bon millier de vétérans français ne faisait maintenant plus aucun doute avec l'arrivée depuis Salavenka du général de division Paskiewitch, sonnant pour eux le glas d'un acte déshonorant et une fin précoce de la guerre.
C'est sur ce second fait d'armes atteint par de savantes manœuvres que se terminait glorieusement pour nous la bataille de Mohilev.
 

 Le plus remarquable, lors de cette brillante journée, c'est que nous avions aucune perte humaine à déplorer parmi les troupes sous notre commandement.
Seuls quelques blessés étaiement à signaler dont :
  • 1 blessé léger au doigt par écharde (en ouvrant la porte du moulin de Fatova) dans le 1er bataillon de Ladoga
  • 3 rhumes dans le second bataillon de Ladoga lors des traversées incessantes de la rivière

Tout cela fut possible grâce à la clarté et la rigueur qu’insufflaient les ordres de notre Chef de Corps aux troupes sous sa direction ainsi que la confiance donnée aux jeunes officiers désirant briller sous ses ordres.

Ces valeureux faits d'armes sont à remettre en perspective avec la bataille complète pendant laquelle il y eu de nombreux combats bien plus sanglants, en témoigne les pertes :
Armée russe du Prince de Bagration :
Total pertes : 1495 hommes : 1197 fantassins et 298 cavaliers

Ier Corps d'Armée français du Maréchal Davout :
Total pertes :1917 hommes (1224 fantassins et 693 cavaliers) et 9 pièces d'artillerie
 



lundi 21 décembre 2015

Combat de rail road station 5 novembre 1861


C'est par le plus grand des hasards que j'ai assisté à ce rapide combat (le plus rapide de la guerre ?) entre le terrible colonel nordiste J.W. Rusell et l’insouciant mais sympathique aristocrate Early.

Vue d'ensemble de l’accrochage de rail road station, avec la brigade Early le long de la ligne de chemins de fer et la brigade nordiste de Rusell embusqué dans les collines (point de flèches, axes de progressions et indications en rouge & bleu pour ce choc frontal des plus simples)



C'est donc depuis le wagon de mon train arrêté par les troupes sudistes que j'ai assisté à leur complète et inéducable défaite. Il semble qu'Early, partant la fleur au fusil,  n'avait pas encore compris que la guerre avait réellement commencée...

Général Early encore tout en confiance lors de son déploiement


Au sud (géographique évidement), les manœuvres rapides de redéploiement des troupes nordistes plus connu sous le nom de bataille sur fronts renversés !



Artillerie sudiste ayant arrêté mon train. Magnifiquement placée, elle ne tirera pas un boulet de toute la bataille...


Fougueuse manœuvre nordiste 





















Tout en finesse, la subtile attaque nordiste sur l'aile gauche d'Early qui décide de se cacher derrières ses bagages de brigade !









Avant le choc, le petit - timide - feu sudiste ! bien dérisoire avec toutes ces jeunes recrues...

Stupeur et tremblement sudiste, furia nordiste, le choc l'emporte, que dire de plus !




















Glorieux petit contre de la dernière chance pour la brigade Early qui passe enfin la ligne de chemin de fer ( les zouaves en avant plan)

Mais l'artillerie nordiste esquive et les jeunes recrues de Rusell tiennent les zouaves en respect.



















Tout est dit, rupture de la brigade sudiste qui perd ses bagages et déroute... mais garde son artillerie intacte, celle-ci n'ayant pas tiré un seul boulet pendant cette première année de campagne (Bonification de 1 PE  pour cet acte de bravoure insensé et inutile " La gloire un gentleman du Sud ne s’embarrasse pas de canons !") !


Complétons ce moment historique, qui voit contre toute attente la victoire des 3 jeunes brigadiers nordistes en cette année 1861, par une touche artistique :

Auto portrait du redoutable vainqueur de Rail road Station : J.W. Rusell, un proche de Lincoln




PS : Actuellement,  en cette année 1863, les belligérants en sont à la veille de Gettysburg. Que sont devenus nos vaillants colonels passés généraux de divisions avec de nombreuses troupes de vétérans usés par les combats ? Le Nord est-il resté invaincu ?
La réponse est pour bientôt !


mercredi 17 juin 2015

Bataille de Lewis's Farm 1864 (Initiation Black Powder)

Toc, toc, toc...
Y'a du monde sur ce blog ?
Oui, oui, c'est juste que dans les alpages l'hibernation est parfois un peu plus longue !

Bien, avant de vous faire un petit retour de la dernière bataille de la campagne Longstreet en 1861 (puis de l'année 1862) je voudrais juste rapidement vous présenter notre première sortie Black Powder.
Et pour ne pas trop vous dépayser la partie s'est jouée sur une libre adaptation (simplification) d'un scénario RF&F pour la guerre de sécession : 
Vous découvrirez d'ailleurs différents scenarii et autres documents pour la règle RF&F et parfois adaptables à d'autres règles. Le tout ici.

[Edit] :
Par la magie (oui parfois) d'internet je suis tombé sur un autre groupe de joueurs (mais corses) ayant adapté quasiment au même moment le même scénario à BP ! Voici donc un lien vers leur blog et le détail des troupes (OB, cartes) pour BP : guerre & plomb . Ainsi que leur CR.
[Fin édit]

Pour faire simple et s'imprégner au mieux des mécanismes de Black Powder nous avons traité toutes les unités comme étant de la même taille et de même valeur de combat. Nous avons joué en 15mm et vous pouvez trouver les fiches de références traduites et adaptées selon les échelles chez le Sgt Perry  ici.

Le psilète étant en charge de faire respecter la bonne application des ordres aux unités, seul l'héritier de Sun Tzu (paix à son âme) ou l'élu du Grand Dieu Suprême du Dé 6 allait pouvoir triompher de l'adversité en remportant cette bataille des titans (non, non, ce n'est pas exagéré) !
Objectif nordiste, les 2 carrefours (1&2 points de victoire) à l'est, objectif sudiste, le carrefour à l'ouest (3 points de victoire).
Après un - très - bref conciliabule des généraux nordistes, une stratégie digne de César & Napoléon 1er est actée :
- La brigade Chamberlain devant dans un premier prendre le carrefour aux mains du général Anderson, le tout sous la couverture du 118th NY déployé en skirmisher dans le bois central
- La seconde brigade sous les ordres du colonel (seulement, le pauvre) Edgar M. Gregory devant arriver aussi rapidement que possible pour faire refluer les hordes sudistes sous les ordres de B. Johnson puis se rabattre sur le flanc d'Anderson et ainsi le prendre en tenaille.

Le tout sans aucune réserve... ou coordination. La marque des grands je vous dis !
Les renforts nordistes arrivent !


Enfin les renforts nordistes arrivent, il était temps car la batterie d'artillerie déployée à l’extrême flanc gauche se trouve bien esseulée en face du terrible Johnson.
Un assaut nordiste tout en subtilité : droit devant et on se bouscule car le chef est là  !


Chamberlain, ivre de gloire et d'exploits se lance seul à l'assaut des troupes sudistes solidement accrochées  laissant le soin aux tirailleurs du 118ème NY la lourde tache de couvrir son flanc gauche !
C'est beau une colonne de route en marche !

Malheureusement les renforts nordistes interprètent mal les ordres et avancent bien trop lentement car les troupes de Chamberlain souffrent et perdent un premier régiment qui est mis en déroute complète ! Le Rebel Yell semble toujours aussi efficace en cette fin de guerre.

Résultat concret d'un beau Rebel Yell sur du nordiste trop confiant.

Mais Anderson à plus d'un tour dans son sac et de nouvelles troupes sudistes (Muddy's Brigade) arrivent en chantant sur le champ de bataille au grand dam des nordistes.
l'arrivée de la Brigade Muddy


Sur le flanc gauche, la seconde brigade nordiste termine laborieusement son déploiement en deux temps. Mais l'essentiel est fait, la batterie B du 4th US est sauvée et les tirailleurs du 34th VA , contenus par les tirs nourris du 187th NY, permettant au 188th NY de déborder pour se déployer et attaquer dans la foulée.

Echanges de feux entre le 34th VA et le 187th NY soutenu par la batterie B


Pendant ce temps, la 1ère brigade de Chamberlain est vivement bousculée par les hommes des 17th & 18th SC dirigés par l'inusable Anderson.

Le Grand Dieu Suprême du Dé 6 n'a pas encore définitivement choisi son élu...


Après de violents combats au corps à corps, la Brigade Wise finie par rompre et dérouter. Les Nordistes sous les ordres de Chamberlain peuvent enfin souffler un peu et ainsi stabiliser la ligne de front.
Retour aux positions défensives pour les sudistes d'Anderson




 Devinant le tournant de la bataille, le colonel Gregory lance toutes ses troupes pour déborder le flanc sudiste et s'assurer du contrôle du carrefour tout en repoussant les assauts du 24th NC de la brigade Ransom's fraîchement engagée !
le 24th NC vs 187th NY juste avant sa déroute


Bien qu'ayant repoussé la 1ère Brigade de Chamberlain, Anderson n'arrive pas à la rompre complètement se privant ainsi d'un libre passage vers son objectif.
La charge d'Anderson


Pendant ce temps, la décision s'est enfin dessinée sur le flanc gauche  avec la percée des nordistes de la seconde brigade.
Le carrefour est définitivement aux mains des nordistes qui attaquent de flanc les restes des unités sudistes exténuées.

La bataille se termine sur une courte victoire nordiste, à la Pyrrhus comme disent les anciens.
Griffin n'étant pas mécontent d'avoir in extremis sauvé sa route de ravitaillement.










jeudi 4 décembre 2014

Phase administrative Anderson & Couch' 1861

retour ver Part V.

Menée tambours battants par une cavalerie nordiste euphorique, la poursuite des troupes sudistes en repli ne s'est pas si bien terminée...

Commençons donc par  ce surprenant Anderson aux ressources insoupçonnées comme nous allons le voir !
  • Adroitement menée, le repli sudiste s'est fait dans le calme et l'ordre sous l'efficace protection du 11th Georgia regiment qui passe Vétéran pour ce fait d'armes et reçoit 160 hommes en renforts





Prévoyant, Anderson envoya à Jeferson un aide de camp afin de plaider sa cause et rapporter la vilaine affaire... tout en rédigeant son rapport officiel au général Lee.
Le cabinet de Jeferson au grand complet recevant l'aide de camp d'Anderson

Abasourdi par cette nouvelle déconfiture locale (alors que le front général progresse bien pour les sudistes en cette année 1861), Jeferson décide de transformer ce repli sudiste en résistance épique face à des hordes de nordistes !
  • Anderson se voit couvert de louanges dans les journaux et reçoit + 4 EP (Name of paper) !
  • Pour ne pas contrarier son président, Lee décide de promouvoir Anderson au grade de général ** 
  • tout en lui adjoignant un magnifique nouveau régiment de cavalerie (1x enthousiastes/vétérans)
  • sans oublier le 59th Georgia histoire de faire bonne mesure !

  • Composition fin 1861 de la brigade Anderson (7EP) :
8th Georgia
 1x5 conscrits/seasoned

9th Georgia
 1x7 conscrits/seasoned

11th Georgia
 1x9 vétéran/enthousiastes

59th Georgia
 1x9 conscrits/enthousiastes 

1st Escadron de Cavalerie, Cob's (Georgia) Legion
1x7 conscrits/enthousiastes   

2 Escadron de Cavalerie, Cob's (Georgia) Legion  
1x8 vétérans/enthousiastes

Artillerie, 5th company Washington
 (2x6-pdr & 1x howitzer)



  • Du coté nordiste, les choses ne se sont pas aussi bien passées. Malgré sa magnifique résistance à coup de contre-charges (8EP), Couch' perd dans la poursuite de nombreux cavaliers bien trop sûr d'eux (240 hommes). Les survivants du 1st NY passent tout de même vétérans.
  • Tout comme les hommes du 2nd Rhodes Island qui par leur bravoure sont passés vétérans... alors que le moral du 10th Massachusetts passe lui à seasoned.
  • Avec leur malheureuse poursuite, les cavalier nordistes ont tout de même éclairés les avants de l'armée et Couch' reçoit +2 au test de scout lors de sa prochaine bataille.


  • Malgré la propagande sudiste, Lincoln nomme Couch' général ** tout en lui envoyant le faiblement pourvu 4th Massachusetts (1x6 C/E).



  • Composition fin 1861 de la brigade Couch' (8EP) :
7th Massachusetts, colonel Nelson H. Davis
1x8 conscrits/enthousiastes

10th Massachusetts, colonel Henry S. Briggs 
1x9 conscrits/seasoned

2nd Rhodes Island, Colonel Frank Wheaton
1x6 vétérans/enthousiastes

4th Massachusetts, 
1x6 conscrits/enthousiastes

Cavalry, 1st New York regiment
1x5 vétérans/enthousiastes 

Artillery, 3th New York independent Battery  (2x6-pdr & 1x howitzer)


La vie continue pour ces femmes de soldats attendant le retour de leur homme après une année de durs combats...





lundi 29 septembre 2014

Le combat de 4 Legs 20 juin 1861 !


retour vers Part IV.
Carnet de notes de Goodpaper :

Il fait chaud en cette fin d'après midi du 20 juin 1861... La brigade Couch' qui termine ses harassantes manœuvres d'entrainement est sur le point de rentrer à son campement lorsqu'un jeune aide de camp - sûrement un pistonné dons j'ai de toute manière oublié le nom - vient annoncer à Darius Couch' l'arrivée imminente de plusieurs régiments confédérés d'avant garde !
Arrivée au loin de troupes sudistes. Vue depuis l'arrière des troupes nordistes de Couch'
  Regardant le soleil rougeoyant qui descend vers l'horizon, Couch', pris en flagrant délit de déploiement catastrophique, décide tout de même de livrer bataille jusqu'à la nuit, afin de laisser le temps aux troupes de l'étoile montante du Nord (le général Peck) de venir le soutenir, dès le lendemain.


Aile gauche nordiste désœuvrée (Cav 1st NY, et artillerie)

Pendant ce temps, l'éclaireur texan personnel du colonel sudiste  Anderson (reco 6 !) se charge d'observer les positions nordistes sur les ailes. A gauche les troupes montées dans la pleine abreuvant leurs montures au point d'eau.
A droite, des fantassins inconscients du danger se prélassant négligemment en attendant les ordres pour rentrer au bivouac. 
Les hommes du 10th Massachusetts se reposent en lisière de forêt avant de rentrer au bivouac (photo tirée du fond d'archives des confédérés, auteur supposé, l'éclaireur personnel d'Anderson)


La bataille du Carrefour des 4 Legs

Vue d'ensemble et déploiements des troupes à l'entame de la bataille pour le contrôle du carrefour des 4 Legs (au centre)


Plan nordiste :
Ayant pour mission principale de défendre à tout prix le carrefour des 4 Legs, Couch', en fin connaisseur du terrain environnant, entreprend d'y attirer l'infanterie sudiste dans un piège avant la tombée de la nuit. Pour masquer son intention, il décide de prendre les troupes sudiste à revers en contournant leur flanc droite couvert par une colline légèrement boisée mais tout de même traversable par la cavalerie.




Plan sudiste :

Anderson, en bon général sudiste, confiant en l'élan de ses troupes, espère pouvoir arracher des griffes nordistes le fameux carrefour, qui, il n'en doute pas, lui vaudra gloire et avancement. Pour y parvenir, il déploie son infanterie au centre et décide de tourner l'armée adverse avec sa redoutable cavalerie par la gauche tout en déployant son artillerie sur une petite colline couvrant judicieusement le carrefour des 4 Legs sans pour autant s’exposer aux tir des batteries nordistes.


Contournement des cavaleries sur les ailes & avance sudiste à travers champs au centre sous la protection du feu de son artillerie (à gauche)

Rapidement déployée sur sa position dominante, l'artillerie sudiste va vite ouvrir le feu et couvrir l'avancée masquée de son infanterie pendant que la cavalerie (Cobb's Legion) entame un long et difficile mouvement tournant. Galvanisées, les troupes sudistes vont même provoquer une avance incontrôlée (Confusion) du centre nordiste qui doit déjà subir un feu ravageur sans pouvoir répliquer tout en perdant . Mais la présence dangereuse des cavaliers nordistes du 1st NY oblige Anderson à déployer sur son front droit l'infanterie du 11th Gorgia.
La petite Confusion pour casser les rang nordistes



Arrivées à portée de tir, les troupes sudistes subissent enfin le feu nordistes. Malgré l'énergie déployée par Couch' qui commande le feu en première ligne au péril de sa vie (perte de plusieurs aides de camp, lui même est blessé malgré son médecin personnel), l’efficacité est toute relative pour cause de tireurs maladroits (Thick smoke) puis de matériel nordiste défectueux (Obsolete muskets), pire, les répliques sudistes bien que moins importantes sont mieux dirigées et commencent à moissonnée l'armée du Nord (Withering Fire).
Ligne de feu roulant des nordistes à pleine puissance... mais pour petits résultats !



Rocky Ground,  la surprise du chef Couch' pour les sudistes !
La distance de charge atteinte, les troupes sudistes sont surprises par un ravin rocailleux (Poor Surveying) juste après le champ de maïs et que leurs  éclaireurs n'avaient pas découvert !










Furieux Corps à corps au son du Rebel Yell !

Contre charge finale (charge Bayonets) du 7th Massachussetts sur le 8th Georgia


Mieux préparé (Like a Stone Wall), mais seulement après de nombreux assauts indécis des deux cotés, les troupes nordistes repoussent définitivement les 8th & 9th Georgia exténuées (mais pas en déroute) dans les champs de maïs théâtres de nombreux escarmouches de tirailleurs à l'avantage des troupes du Sud.
Replis des 8th & 9th Georgia épuisés par les contres assauts nordistes menés par Couch' qui se couvre de Gloire (8 EP)


Sonné et impuissant au centre, plutôt que de voir ses 8th & 9th Georgia disparaitre entièrement sous les balles nordistes, le colonel Anderson décide à la tombé de la nuit de retraiter en bon ordre (autorisé car toutes les unités de l'attaquant sont à plus d'un mouvement des troupes ennemies) plutôt que de prendre le risque d'une nouvelle confrontation indécise le lendemain matin en comptant sur sa cavalerie encore fraîche pour faire la décision.

Positions finales juste avant la tombée de la nuit venant interrompre les combats.
Épuise, blessé, Couch' préfère garder la maîtrise du Carrefour des 4 Legs en épargnant ses troupes et laisser ainsi Anderson s'échapper plutôt que de tenter le diable sur un coup du sort !

En chef consciencieux, Couch' envoie tout de même sa cavalerie à la poursuite des rebelles mais comme nous allons bientôt le constater, la politique et les poursuites aiment à ne pas se dérouler comme le bon sens le voudrait ! 

Retraite en ordre des sudistes pendant la nuit



Bien qu'acquise par un repli de l'ennemi à la nuit tombée,

La seconde bataille est tout de même de nouveau une victoire pour l'Union



Pertes nordistes sur le champs de bataille : 400 hommes

 Couch' reçoit 8 EP pour ses défenses tenaces et ses assauts, dont un avec 3 régiments simultanément !

Pertes sudistes sur le champs de bataille : 720 hommes
Anderson reçoit 3 EP grâce à ses charges.
Aucun héros s'est révélé pendant les pourtant nombreuses mêlées !





Couverture des évènements de Thomson's Farm par Goodpaper pour le Harper's Weekly.