mardi 20 février 2018

Retour sur la première LEL (Lévée en Ligne 2018)



En ce WE des 10 & 11 février en l'an 2018 le club F&S a initié un nouveau concept qui a rencontré plus d'adhésion et de participation que nous le pensions lors de son élaboration. Un WE de rencontres et démonstrations que sur une période, le 1er Empire !


 Traditionnellement, pendant cette période hivernale dépourvue de conventions en IDF, un groupe de joueurs 1er Empire sur la règle des 3 couleurs (L3C) se retrouvait sur Paris en nos locaux. Ainsi, une partie de la communauté Lyonnaise en profitait pour batailler et échanger avec des joueurs dans le nord du pays (voir bataille de Mohilev 1812).

Cette année, sous l'impulsion d'Atomm, notre boulimique nouveau président, l'idée d'élargir le concept de WE 1er Empire à d'autres règles à fait son petit bout de chemin. Dopé par la réception plus qu'enthousiaste du concept, et nous en sommes les premiers surpris, de nombreux joueurs motivés par cette thématique unique ont vaillamment bravé les intempéries et les conditions de jeux spartiates de notre club !

  Ayant des locaux de taille restreinte (A Paris tout est cher, à commencer par l'espace), il a fallut être un peut restrictif et s'adapter. 2 petites salles séparées par un étage pour jouer, manger, discuter et garder une bonne convivialité le tout pour plus de 30 joueurs voilà un paris risqué.    
  
Car avec la possibilité de jouer le soir il y eu un repas chaud cuisiné qui a remporté un franc succès (merci aux cuistos et et cuisinières pour ce travail de l'ombre). Au menu du lapin le samedi soir, du bœuf bourguignon le dimanche midi et une mousse au chocolat également maison, on peut dire que même dans le domaine culinaire il y eu une prise de risque transformée en succès !


 Avec ce bon accueil, il est donc fort possible qu'une seconde édition de la LEL soit au planning de 2019, surtout si nous arrivons à trouver un lieu unique plus grand.  Ceci permettra d'avoir plus d'espace, plus de tables, d'ouvrir au public voir même d'initier un tournois.

Mais trêve de rêves de grandeurs, voici quelques photos, de chacune des 6 animations.

 Honneur aux joueurs L3C, qui, malgré un espace serré, ont  joué sur la thématique guerre de la péninsule ibérique.

  Seconde table du RDC, La Garde, règle de Xavathor en fin de gestation. Toujours aussi microscopique (6mm oblige) mais de plus en plus abouti avec un matériel au top maintenant. Le visuel ne trompe pas pour cette campagne de France 1814.
 

On pouvait également croiser la route d'un autre projet, l'adaptation originale (principe des plateaux de jeu) de SAGA  à l'épopée impériale par les Grenadiers de l'Essonne.
Ici ce fut des escarmouches d'avant-garde lors de la bataille de Iena en 1806. La photo des figurines ne correspond malheureusement pas à notre évènement mais je n'ai malheureusement rien trouvé à exploiter. En espérant que Michel mette ses propres photos en ligne pour immortaliser l'avancée de son projet. Avec mes plus plates excuses.

 En montant à l'étage on pouvait croiser encore 3 autres beaux projets pour fêter cette première LEL.

Du 1er Empire de JC Raguet en 15mm (peut-être un tournois pour la seconde édition de la LEL ?) animé par la sympathique équipe de la charge du 93 et qui est disposé à faire de l'initiation/démonstration pour les joueurs intéressés se trouvant en Île-de-France. Avis aux clubs ou joueurs amateurs ! 
 
L'inusable Blücher en 15mm pour rejouer entièrement en une journée Ligny 1815 (le samedi) et Borodino 1812 (le dimanche). Drivé, comme toujours, de mains de maître par l'équipe du F.E.S.S.E. avec en alternance Tizizus mais aussi JBB ou Rémy aux commandes. Toujours aussi gourmand !



Et pour terminer en beauté, du Black Powder Napo en 28mm avec des adaptations ludiques des batailles de Lindemau 1813 le samedi par votre humble serviteur,  puis Albuera 1811 le dimanche par le Psilète de retour et en pleine forme et qui a abattu du marius en chaine faisant sortir de nul part en 2 mois, des armées anglo-portugais ainsi qu'espagnoles le tout en 28mm ! Un article de présentation du scénario Lindenau 1813 pour BP avec les OB et photos de la partie ne devrait pas tarder.
 



et pour terminer en beauté, un dernier coup d’œil aux espagnols qui étaient à l'honneur lors de cette première LEL.
Viva Espagna !
 
Fin de journée du dimanche, la fatigue est là... Alors à l'année prochaine pour une seconde édition de la LEL !

vendredi 29 décembre 2017

El Loco au Far West, "Ring the Bell" [LOTOW]



Mise en contexte, que dis-je, mise en abyme :
La trahison de Tuco lors de la convention annuelle des dragons de Vaires, Millésime 2017.
Tuco, plume en l'air, signe sa trahison et enfile sa tunique bleue !
 L’habit ne fait pas le moine… mais bien les affaires de Tuco. Il n’est plus le porte étendard des guérilleros mexicains qu'il abandonne lâchement mais remporte sa première victoire sous ses nouvelles couleurs sous le nom de TucsonL’opportunisme lui sied si bien !
Ne l'appelez plus Tuco mais Tucson le nordiste, fier comme un coq !

Un peu plus tard, au Nouveau Mexique…
San Benito, la ville est assommée par les fortes chaleurs et son soleil de plomb à ne pas mettre même un lézard dehors…

Les 2 adversaires d'El Loco bien décidés à n'en faire qu'une bouchée
Chico El Loco la terreur
 Chico, plus connu sous le surnom de « El Loco » pour sa propension à se comporter de manière totalement irrationnelle et brusque, est en route avec sa bande de péons affamés et ses lieutenants incompétents pour se faire connaitre auprès des braves gens de San Benito…



Se faire connaître en les terrorisant, juste pour le plaisir de voir les hommes se faire dessus et les femmes s’évanouir de peur en pleine rue. Et pour rendre ce premier raid plus marquant, la cloche devra être sonnée à trois reprises sur la mélodie des morts.
  Pauvres, sous équipés, les hommes de la bande à Loco cheminent à pied, les péons n’ayant pour simple bien, un long couteau de paysan mexicain, les autres, un six coups de mauvaise facture. Les caisses sont vides, plus un seul $ en poche, même pas de quoi acheter quelques fayots ou du maïs pour se remplir la panse. Ce raid est le premier de la bande mais peut-être aussi le dernier pour ces crèves la faim... Un échec serait catastrophique voir définitif.
Le constat : 
- C’est le baptême du feu pour tous les membres de la bande,
- Aucun tireur digne de ce nom et aucun fusil à disposition,
- De nombreux paysans maladroits et très peureux dès qu’ils sont seuls.

Face à eux, deux bandes aguerries, des tireurs d’élites armés de fusils de tous genres, des héros reconnus et redoutés.
Dans ces conditions, faudra la joueur fine et se faire discret pour Chico, le plan est donc subtile.
Chico le roublard... donne ses derniers ordres


 - Un premier groupe composé des péons de quelques hommes de mains sous la direction d’un lieutenant devra faire diversion en occupant les ennemis autour de la place de l’église. Si l’ennemi se déchaine, il faudra baisser la tête, s’il avance, il faudra aller le chercher au corps à corps.

- Un second groupe mené par Chico lui-même avec deux lieutenants et deux hommes de main devra passer par l’arrière de l’église pour s’y infiltrer et accéder au clocher. Le tout en bloquant l’accès de l’église à tout prix. Le nombre et le corps à corps aideront dans la réalisation du plan. Si le second groupe est en danger, des péons viendront soutenir en submergeant l’adversaire par le nombre.

Tout est calme, bien trop calme en ville...

Comble du malheur, le shérif Jean Boileau revient en ville plus tôt que prévu et de fort mauvaise humeur. Il a été contraint  d’ajourner sa capture de Tuco le truand, ce dernier ayant accepté de s’engager dans la cavalerie US !
Pour signaler aux habitants de San Benito la fin de la menace Tuco, le shérif se dirige vers le clocher afin de sonner la fin de la menace… et se retrouve nez à nez avec les hommes de Chico !
Prudent à l’extrême et avare du sang de ses adjoints, le shérif dirige ses hommes à l’abri pour faire chanter la puissance de feu de ses winchesters…
shérif J. Boileau place ses hommes sur le promontoire face à l'église et dans l'ancien Saloon désaffecté

L'échec du débordement par l'adjointe Catherine Green des péons sur le flanc oblige le shérif J. Boileau à un déploiement plus central.
Alors que les péons affamés s’entassent dangereusement à l’abri d’une petite bâtisse...

  un troisième larron, et des plus redoutable,  décide de pointer le bout de son nez. Ce sont les hommes des collines de Skinner qui descendent en ville pour vendre leurs peaux de bisons chèrement acquis dans le Nord ! Et eux veulent sonner les cloches pour l’appel au troc !
les hommes des collines en embuscades tapis dans l'ombre...


Comme prévu, tout le monde prend position dans les bâtiments autour de la place de l’église. Surpris par l’avance rapide des péons, le shérif J. Boileau tente même de lancer un groupe d’adjoints occuper les rochers en face de l’entrée du clocher ! 
 Il est maintenant impossible d’accéder aux cloches sans risquer de manger quelques prunes d’acier bien trempé !
A qui l'honneur ?
Sur son piton, le dernier des adjoints du shérif résiste encore...


Les hommes des collines décident également de privilégier la place centrale en laissant seulement deux tireurs en retrait pour couvrir l’entrée arrière de l’église se faisant alors prendre de vitesse par un  El Loco qui n'a rien à perdre.
Même à 2 contre 5, les hommes des collines tentent de déloger les hors la loi de l'église
Les péons viennent contester la position centrale aux hommes de loi coincés sur le piton rocheux et sous le feu croisé des hommes des collines
  Pendant ce temps, la victoire se joue à l'arrière du bâtiment, les desperados ont eu la peau d'un homme des collines et Chico peut courir vers l'entrée intérieure du clocher.
Sur l'arrière de l'église, les portes sont gardées par 3 hommes de main qui défouraillent leurs guns sur le dernier homme des collines cherchant à entrer
Pendant toutes ces manœuvres plusieurs hommes tombent au sol, dont deux péons trop téméraires... 
La bande du shérif est au bord de la rupture, trop de pertes...
Les hommes des collines aussi avancent à découvert pour attaquer les péons
 Avec le repli à couvert du shérif J. Boileau, les hommes des collines poussent l'avantage de leur armement et expérience pour bousculer les desperados d'El Loco !
Prise du clocher par les péons, caramba, les hommes des collines arrivent !
La charge des héros ! Le péon neveu de Tuco résiste crânement.
 Reconnaissable à son poncho rayé, le neveu de Tuco dirige la horde de péons dans une lutte sans merci face aux rugueux hommes des collines qui ont lancé toutes leurs dernières forces dans la bataille car le clocher est déjà occupé par un desperado !
Et de un...
Et de deux...

...Et de trois coups de cloches !
La victoire est totale pour le premier raid de Chico et ses hommes ! LEs cloches ont sonnées, les adversaires au tapis ou replié, la soirée au saloon va être arrosée...


Un héros est né ! Le neveu de Tuco, simple péon, est passé héros après avoir éliminé 2 adversaires. La corde est prête pour accueillir Tucson son traître d'oncle.

Avec 4 hommes au tapis dont un malheureux Péon décédé, la bande à Chico s'en sort tout de même bien. La mission est un réel succès, les adversaires ne se sont pas assez méfiés et doivent penser leurs blessures, dont Skinner himself. Le neveu de Tuco avec son 6 devient même héros dès sa première sortie (réalisé sans trucage, personne n'en revenait) ! Il va pouvoir mener les péons dans de nouveaux combat à la grande satisfaction de Chico et ses lieutenants qui son restés bien à l’abri sauf au moment de sonner les cloches. Les dollar$ coulent à flot, la bande va pouvoir s'équiper en six coups avec sa nouvelle réserve de 45 $.

La chasse au Tucson est ouverte. Les Desperados vaincront. Pour un tel exploit, la figurine au poncho - le neveu de Tuco -  devrait même m’être offerte en récompense des mains de son créateur, ce cher Tuco en personne !